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Cyril Esnos 06 09 01 45 41.

Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 12:55

 "L'origine du monde" de Courbet est relativement petit (environ 50x50 cm), ca surprend... on s'attend à d'autres dimensions compte tenu de la portée hautement psychanalytique de cette oeuvre. En fait, on aurait envie de se sentir beaucoup plus petit face à ce sexe sur-dimensionné.

 

Bizarrement quand je suis arrivé dans la salle où la toile est exposée, aucune des 20 personnes présentes ne l'observaient. Comme si elles avaient honte. Je me suis figé à 2 mètres du tableau, je l'ai scruté et j'ai attendu de voir ce qui se passait.... au bout de 2 minutes (ce qui est long !!), personne ne m'avait rejoint. Tout d'un coup, une jeune "gardienne" s'approche de moi. Elle me regarde et m'indique que le musée va fermer. Je la regarde à mon tour. Elle devient toute rouge et détourne les yeux. C'est comme si en passant rapidement du tableau à son visage, j'avais pris les traits de Courbet et surtout de son talent à voir le ce qu'il y a de plus intime chez chacun d'entre nous.

Par Cyril ESNOS
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 00:00

Le marketing traditionnel : une technique appropriée pour les marques qui maîtrisent encore leur marché, leurs clients et pensent pouvoir contrôler leur image. Le nouveau marketing : une prise de conscience qui s'adresse aux marques qui sont convaincues que l'information n'est plus aussi facilement contrôlable, que la publicité et sa diffusion unidirectionnelle n'est plus suffisante, qui croit au principe d'interactivité et font preuve d'une grande humilité vis-à-vis de leurs consommateurs. Combien de marques ont aujourd'hui ce réflexe ? Combien assument cette nécessaire remise en question de leur mode de fonctionnement ? Seuls quelques happy few ont franchi le Rubicon et si on en croit l'histoire, on peut leur prédire un avenir radieux.

Par Cyril ESNOS - Publié dans : goon
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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 00:00
Les planneurs se focalisent généralement sur les stratégies de contenu sans intégrer dans leur réflexion la problématique des moyens.Toutes les marques ont besoin de s’inventer un combat pour se différencier et émerger. Mais, la fragmentation de la consommation media, qui va poursuivre son accélération, ne peut plus être absente de la réflexion amont sur le génome de la marque. Il faudra bientôt identifier où et comment rentrer le plus efficacement en contact avec ses cibles avant de s’interroger sur la forme du message voire sur son contenu. Demain, le vecteur de la communication (media traditionnel, nouveau media, blog, podcast, mobile…) sera autant porteur de sens pour une marque que son discours sticto sensu. Le nouveau planneur doit veiller à la bonne synchronisation des discours et des media et se positionner comme le garant d’une bonne connexion entre la marque et ses publics.
Par Cyril ESNOS - Publié dans : goon
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 00:00

 

La publicité traditionnelle, celle que l’on voit et entend dans les mass media, a soi-disant montré ses limites. En s’adressant à la collectivité plutôt qu’à chacun d’entre nous, elle perdrait de son efficacité. L’explosion des nouvelles technologies et leur ingéniosité à personnaliser les messages à l’infini, la condamnerait à une mort certaine. Internet et sa cohorte de cookies représentent l’avenir. Si hier, on expérimentait une marque en rentrant physiquement en son contact ou en allant dans les lieux qu’elle fréquente, aujourd’hui, on passe par la case internet. En créant une relation unique entre un consommateur et une marque, internet s’impose comme l’outil de persuasion par excellence. Une fois que l‘ADSL se sera invité dans chaque foyer français, internet supplantera définitivement les media traditionnels. Les consommateurs n’accorderont alors leur allégeance qu’aux seules marques qui font l’effort de les connaître et de cibler leur message. Si Internet, en tant que vecteur de contenu dense et spécifique, devient incontournable, l’Homme en tant qu’individu social, est ainsi fait qu’il aspire aussi à consommer la publicité de manière collective.

Le web et ses outils dérivés ne peuvent être pensés que comme le prolongement personnalisé d’une histoire collective initiée par la publicité de masse.

Lire l'article complet en cliquant ici.

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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 00:00

Tous les matins aux heures de pointe, elle vend son journal aux voyageurs de la gare de Lyon. Très sobre, presque éteinte, plus personne ne fait vraiment attention à elle. Quoique ! Ce matin, le regard des habitués du hall Méditerranée n'étaient plus marqués par le même désintérêt. Une forme d'hostilité avait fait son apparition : elle dégustait avec appétit un superbe croissant au beurre. Comment peut-on à la fois mendier pour se nourrir et s'offrir un des symboles de la gourmandise. « Elle aurait mieux fait de s'acheter quelque chose de plus utile », glapit ma voisine. Je n'étais pas loin de penser comme elle. Cette histoire pose le problème du nécessaire et du futile dans des sociétés de consommation comme les nôtres. On critique sèchement une personne en situation de précarité qui mange un malheureux croissant mais avons-nous le même regard féroce sur des foyers très endettés qui se permettent une multiplicité d'abonnements téléphoniques. Aujourd'hui, le mobile est considéré comme un bien de nécessité, mais il représente aussi un objet signe dont la possession s'avère indispensable. Il est devenu si important que ceux qui n'en disposent pas sont considérés et se considèrent eux-mêmes comme des pauvres. Tout objet a 2 fonctions, l'une est d'être pratiqué, l'autre d'être possédé. Soyons attentifs à ce que le signe ne supplante pas l'usage, nous pourrions nous perdre et nous laisser gagner par l'hyper-matérialisme US.

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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 00:00

En 1990, JM Floch éditait un essai sur une vision sémiotique de la publicité. Son analyse le conduisait à définir 4 champs publicitaires. La publicité référentielle, celle d'Ogilvy pour qui la publicité doit restituer la réalité du produit.  La publicité oblique, celle de P.Michel, qui cherche à déplacer le sujet en permanence pour le revoir d'une façon fraîche, significativement différente.  La publicité mythique, celle de J.Séguéla, pour lequel la publicité doit effacer l'ennui de l'achat quotidien en habillant de rêve des produits qui, sans elle, ne seraient que ce qu'ils sont. La publicité substantielle, celle de Feldman, pour qui le produit possède, quoi'il arrive une vraie valeur. Aux publicitaires de la trouver, à la publicité de l'exprimer. 15 ans plus tard, on parle de disruption, connivence, vérité, entertainement, engagement… mais rien ne semble avoir véritablement changé. La seule vraie nouveauté, c'est ce que les Américains appellent le CGC : Consumer Generated Content . Un domaine qui échappe à l'autorité des experts publicitaires traditionnels puisqu'ils n'en sont plus les maîtres.

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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 00:00

Certains annonceurs ont du mal à formaliser leur brief. Cette situation conduit les agences à jouer le rôle d’accoucheur tant pour les aider à expulser ce qu’ils portent en leur seing (les forceps sont souvent nécessaires), que pour les soulager de la rédaction du compte-rendu post-opératoire. J’avoue que je me suis souvent épanoui dans ce rôle finalement gratifiant. Mais en identifiant les solutions marketing de mes clients, je les comble tellement qu’il est difficile, par la suite, de leur faire comprendre que la publicité n’est pas juste là pour illustrer ces orientations à la lettre, qu’elle doit souvent les dépasser pour emprunter des voies vierges de toute campagne concurrente. Une agence de publicité doit se concentrer sur la façon de faire exister une marque ou un produit au milieu d’autres publicités. A trop absorber l’énergie de son client à le convaincre du bien fondé du brief qu’il aurait dû nous faire, on en vient à détruire son éventuelle capacité à accepter une création efficace donc originale.

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Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /Mai /2008 00:00

Légère fébrilité à la répétition. J'apprends que le membre du conseil d'administration qui m'accompagnera n'est autre que celui qui s'est montré le plus critique lors de la première présentation de la création. Je déjeune avec lui afin de m'assurer qu'il ne va pas saborder la campagne. Tout va bien, il s'est finalement rangé à l'avis du président du conseil et me témoigne une affection toute particulière. Effrayé à l'idée de monter sur l'estrade et de devoir s'exprimer devant ses associés, il voit en moi celui qui le guidera et l'épaulera lors de son intervention. Il est 15h00, le public commence à laisser filtrer quelques signes de fatigue. Le DG a déjà annoncé la révélation de la nouvelle signature de l'enseigne à quatre reprises. Il en fait un temps fort de la journée. Il nous invite à venir le rejoindre. Première question : « présentez-nous votre agence en quelques mots. » Et c'est là que tout a basculé et que j'ai remporté la partie avant même qu'elle ait réellement commencé. Comment ? En désamorçant, les unes après les autres à travers des exemples publicitaires concrets, les critiques liées aux aspects non-consensuels de la campagne que j'allais leur présenter. Evident ! peut-être mais je suis assez fier de mon coup…

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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 00:00

Votre client vous invite à présenter sa prochaine campagne publicitaire à l'ensemble de son réseau. Pour dynamiser son congrès annuel, son agence d'événement lui a recommandé de rompre la monotonie des monologues en créant un faux plateau TV avec intervieweur. Vous commencez par féliciter votre client pour cette belle initiative puis vous vous retrouvez face à vous-même en proie à une certaine inquiétude : « merde, j'ai jamais fait ça… ». Passée cette première angoisse, vous vous dîtes que toute nouvelle expérience est bonne à prendre. Vous avez hâte que le jour de la convention arrive afin de voir comment vous allez vous comporter. Bien sûr, vous préparez votre intervention. Vous hésitez. Vous décidez de ne pas noyer votre public sous un déluge de chiffres, d'études, d'analyses stratégiques intenses pour certains, emmerdantes pour d’autres. Mais, vous vous dîtes aussi que vous ne devez pas sous-estimer la capacité de votre auditoire à assimiler la substantifique moelle de votre réflexion. Finalement, vous concluez, comme à chaque fois, que vous devez rester fidèle à vos convictions et qu'un discours intelligent présenté simplement est tout sauf rébarbatif. Résultat des courses : dans une semaine.

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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 00:00
Il devra maîtriser les media traditionnels comme les nouveaux media. Il devra adapter en permanence, en fonction des parcours client, les prises de parole de la marque sans faire d'infidélité à ses valeurs fondamentales. Il mettra la même énergie à collaborer à la réalisation d'une campagne TV qu'au lancement d'un programme d'affiliation. Il saura convaincre ses clients d'investir dans des actions expérimentales, seules à même d'enrichir les compétences de son agence. Il sera curieux et pointilleux, créatif et cartésien. Chouette, la publicité va redevenir intéressante.
Par Cyril ESNOS - Publié dans : goon
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